Feather Destructive Behaviour and Self-Mutilation / Picage et automutilation

LKeeltyBy Lisa Keelty
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Feather plucking is a common dilemma mostly associated with cockatoos and African greys (although it can affect all psittaciformes). It is a complicated behavioural problem and there are many possible causes of this condition:

Hormonal: Occasionally sexually mature individuals may pluck seasonally in conjunction with breeding periods during the year. The word pluck in this context is perhaps not totally accurate. Many birds create a brood patch on their breast for incubation and nest building which is not actual feather destruction due to agitation or distress. The plucked area tends to appear “messy” but not bald. These phases tend to be short lived and the damaged or lost feathers are quickly replaced within a few weeks to a month or two.

Behavioural: This classifies the largest group of birds who are feather pluckers/chewers and the trigger could be an array of different things. In many cases it begins when there is a substantial change in the parrot’s environment, either a lack of or decrease in socialization between owner and pet, a change of owner or environment, etc. The change can be drastic or subtle to offset the behaviour. Other causes include depression, boredom, anxiety, fear and agitation.

Toxicity / Allergies: An uncommon reaction, some birds will remove the feathers along the inner thigh and sometimes tear off the first layer of skin in response to a reaction with either a toxic substance or other item(s) ingested.

Parasites: Parasites can cause enough irritation to prompt birds to remove feathers.

Disease: There are some viruses that cause feather malformation (such as PBFD) that can copy what may look like feather destructive behaviour to the untrained eye.

In many cases feather plucking can be avoided with proper socialization, training and general care. Smothering pet birds with unrealistic amounts of attention and then restricting it to a lesser (but still adequate) amount is frustrating and confusing for the animal. Although most birds won’t pluck immediately with a small negative short-term change, if the problem isn’t resolved quickly it can be very difficult and sometimes impossible to stop a feather plucker.

Self-mutilating birds go the extra length; usually after there are few or no feathers left to remove, they will make open wounds along the crop or chest area. These tend to be extreme cases of birds with mental distress, often from abused or severely neglected homes. Moluccan cockatoos are notoriously known to exhibit self-mutilation.

There is no cure-all for parrots that have become feather pluckers. The best method of treatment is prevention when possible by proper care, and otherwise environmental and social changes to try and reverse the problem. It is always a good idea to seek veterinary advice to rule out other medical problems or hormonal imbalances if unsure as to why your bird may have started feather chewing. Some birds never stop feather destructive behaviour once they start and it can become a lifelong change that both owner and pet will need to face.

Here are a few tips to help deal with a feather plucker:

Never react when your bird plucks or chews feathers, this will only reinforce the behaviour.

Try bathing your bird daily to help soothe the skin. When new feathers grow they are often itchy and uncomfortable.

Rotate and change your toys frequently, provide enriching toys that force the bird to focus his or her attention on objects other than its own feathers. Foraging toys may be extremely beneficial.

Make sure your bird gets at least 11-12 hours of sleep at night (a cover around a cage in a room where people watch TV until midnight doesn’t cut it). If you have to, move your bird into a sleeping cage in another room in the house.

Provide a daily and predictable routine and try and stick to it. Like us birds appreciate routine and know what to expect during the day.

Be realistic as to how much attention and time spent out of the cage your bird gets. Never overdo it! Three to four hours is a good amount that can fit in easily with almost anyone’s life style. Keeping your bird out whenever you’re at home and only locking him up at night or when you go to work won’t do you any favours.

Teach independence. Many pet birds receive overwhelming amounts of petting and feather scratching. This may be enjoyable to both pet and owner but does very little to stimulate the mind. Set up foraging toys, puzzles and favoured chewing materials on a play gym that your bird can benefit from on his own time.

Expose your bird to new places and people. Taking your bird outside on a harness for a walk, over to a friend’s house for coffee or even to the store can be very enjoyable for your pet bird and create a wonderful distraction.

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Traduction française par Danielle Veyre Piazzoli

Le picage est un problème courant, le plus souvent rencontré chez les cacatoès et les gris d’Afrique (bien que tous les psittaciformes soient des candidats potentiels). Il y a plusieurs causes à cette affection :

Hormonales : Occasionnellement, les individus sexuellement matures peuvent s’arracher les plumes lors de la saison des amours. Le mot « picage », dans ce contexte, n’est peut-être pas le plus approprié. Beaucoup d’oiseaux créent une plaque incubatrice sur leur poitrine, pour l’incubation et la nidification, et cela n’est donc pas une vraie destruction de plumes due à de l’agitation ou de la détresse. L’espace déplumé paraît abîmé, mais n’est pas complètement chauve. La plupart du temps, ces phases sont courtes et les plumes endommagées ou perdues sont vite remplacées, en quelques semaines ou en l’espace d’un ou deux mois.

Comportementales : C’est l’explication la plus courante pour les oiseaux qui s’arrachent les plumes et l’élément déclencheur peut provenir de stimuli variés et variables. Très souvent, cela commence lorsqu’il y a un changement important dans l’environnement du perroquet, un défaut ou une diminution de socialisation avec son maître, un changement de maître ou d’environnement, etc. Le changement qui suscitera le comportement peut être draconien ou subtil. La dépression, l’ennui, l’anxiété, la peur et la nervosité peuvent aussi être en cause.

Toxicité / Allergies : Cela arrive peu souvent mais certains oiseaux, en réponse à une réaction due à l’ingestion d’une substance toxique ou d’autre chose, s’enlèvent les plumes le long de l’intérieur de la cuisse et, parfois, déchirent la première couche de leur peau.

Parasites : Les parasites peuvent causer assez d’irritation pour provoquer le picage.

Maladie : Il existe des virus qui peuvent provoquer une malformation des plumes (comme la maladie du bec et des plumes, PBFD), ce qui peut donner l’impression, à un œil non averti, que l’oiseau s’arrache les plumes.

Très souvent, le picage peut être évité grâce à une bonne socialisation, de l’entraînement et des soins appropriés. Couvrir l’oiseau d’une attention débordante et, ensuite, diminuer cette attention (même si elle reste suffisante), est frustrant pour l’animal et sème la confusion dans son esprit. Bien que la plupart des oiseaux ne s’arrachent pas leurs plumes tout de suite avec un petit changement négatif de courte durée, si le problème n’est pas résolu rapidement, il peut être très difficile, et parfois impossible, d’arrêter le picage.

Les oiseaux qui s’automutilent vont jusqu’au bout : généralement, quand il ne reste que quelques plumes ou qu’il n’en reste plus du tout à enlever, ils s’infligent des blessures ouvertes dans la région du jabot ou de la poitrine. Il s’agit de cas extrêmes d’oiseaux en détresse mentale, provenant souvent de foyers où ils étaient maltraités ou sérieusement négligés. L’automutilation est un fait notoire chez les cacatoès des Moluques.

Il n’existe pas de panacée contre le picage. Le meilleur traitement est encore la prévention, quand c’est possible, avec des soins appropriés, et, sinon, des changements environnementaux et sociaux pour essayer de renverser le problème. Il est toujours judicieux de demander son avis au vétérinaire pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres problèmes médicaux ou de déséquilibres hormonaux, si la raison pour laquelle votre oiseau a commencé à s’arracher les plumes est incertaine. Parfois, ce comportement ne s’arrête jamais une fois qu’il est commencé et peut devenir un changement permanent que le propriétaire et l’oiseau devront affronter tous les deux.

Voici quelques trucs pour vous aider en cas de picage :

Ne réagissez jamais lorsque votre oiseau s’arrache ses plumes, car cela ne fera que renforcer son comportement. Essayez de le baigner tous les jours pour aider à adoucir sa peau. Souvent, quand de nouvelles plumes poussent, cela crée des démangeaisons et de l’inconfort.

Alternez et changez vos jouets fréquemment, fournissez des jouets enrichissants qui incitent votre oiseau à fixer son attention sur autre chose que sur ses plumes. Les jouets qui incitent à fourrager peuvent être très efficaces en ce sens.

Assurez-vous que votre oiseau dorme au moins 11 à 12 heures par nuit. Mettre une couverture sur la cage dans une pièce où on regarde la télévision jusqu’à minuit n’est pas suffisant, car la télévision allumée empêchera quand même l’oiseau de dormir. S’il le faut, au moment de le coucher, installez votre oiseau dans une petite cage pour dormir et emmenez-le dans une autre pièce de la maison.

Établissez une routine quotidienne et prévisible et essayez de vous y tenir. Comme nous, les oiseaux apprécient la routine et savent à quoi s’attendre pendant la journée.

Soyez réaliste quant à l’attention portée à votre oiseau et à son temps passé hors de la cage. N’en faites pas trop ! Trois ou quatre heures représentent une bonne durée, qui peut facilement s’insérer dans le style de vie de presque tout le monde. Sortir votre oiseau dès que vous êtes dans la maison et ne l’enfermer que la nuit ou lorsque vous partez travailler ne vous rendra pas service.

Apprenez-lui l’indépendance. Beaucoup d’oiseaux de compagnie se font caresser et gratouiller à l’excès. Cela peut être agréable pour l’oiseau et son propriétaire, mais contribue très peu à stimuler l’esprit. Installez des jouets pour fourrager, des puzzles et des matériaux à ronger sur une aire de jeu dont il peut profiter quand il est tout seul.

Exposez-le à de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. Une promenade dehors avec un harnais, une visite chez un ami pour prendre un café ou même un petit tour au magasin peuvent être très agréables pour votre oiseau et lui fournir de merveilleuses occasions de se distraire.

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