Biting and Screaming / Les morsures et les cris

LKeeltyBy Lisa Keelty
Lire la traduction française  →

Biting
Biting is a misunderstood behaviour in pet birds and most of the time what people associate with biting is not in fact aggression of any kind. All parrots use their beaks as a third hand and their tongue as a thumb, therefore it is natural for them to reach out with their beaks often before reaching out with their feet (birds also use their tongues to feel). To an uninformed new parrot owner this is sometimes perceived as an aggressive motion. If the person in question pulls his or her hand away as the bird reaches out it then can become a game for the parrot. Each time the person pulls away the bird will try harder to grab them, eventually resulting in an uncomfortable (but not terrible) nip.

There will be times when a bite is merited. We all have good days and bad days and that is no different for our pets. Sometimes parrots will offer cues that they want to be left alone such as avoidance and ignoring our gestures. Unfortunately most owners persist and eventually the only thing that gets the message across that their bird wants some space is a firm bite. Once it learns it can get its point across using biting as a tool that reaction may be repeated over and over again.

During the breeding season some species of parrots can become extremely territorial and exhibit high levels of aggression in their cage or chosen nesting sites around the house. Eye pinning, tail fanning and puffing out body feathers are all clear warning signs of the intentions of the bird and like in many other cases are frequently ignored by the owner resulting in what could be a very bad bite.

The best way to train your pet bird not to bite is to avoid situations where there is a high chance of getting bitten. Take the time to read your bird’s body language and never persist on handling him/her if they don’t want to come out of their cage. If you know there are places around the house where your bird likes to hide such as under couches, in cupboards or in closets make those areas inaccessible before your pet sees them as a potential nesting site. If your bird does bite you for no apparent reason the best reaction is to put the bird down gently, say no and then turn your back and walk away. Don’t make a big fuss over the situation since that may prompt your pet to get excited and repeat the behaviour.

Screaming
The most aggravating and common problem associated with parrots, and often the first issue people think about before considering to buy (or not) one, over-vocalization is almost entirely preventable. From a biological standpoint vocalizing serves several purposes: to notify other birds of an individual’s presence and/or territory, to locate other flock mates and communicate with them, to create a warning call or alarm for potential predators that have been detected, etc.

Pet birds who scream incessantly for no apparent reason other than to get the attention of the humans around them are actually taught the behaviour through positive reinforcement. All birds will vocalize for about 15-20 minutes twice a day, typically at dawn and dusk. This is innate in their natural behaviour and cannot be avoided but occasionally be redirected (e.g., whistling instead of calling loudly). When most birds arrive at their new home they tend to be quiet and reserved for the first few days to a week. The new owner often believes this to be the normal personality of their pet therefore once their bird begins to scream, squawk or what not they tend to either respond to the bird verbally or cover the cage with a blanket (an old useless trick many poorly informed parrot owners still swear by). Of course over the next few weeks talking to the bird doesn’t work anymore, so next they let the bird out. Eventually the noise snowballs into a scream fest until the owner cannot handle it. Thousands of pet parrots are re-homed and given up because of this.

The golden rule for preventing and fixing over-vocalization is NEVER respond to it in any way or fashion. Do not look at your bird, talk to it, give it any treat or toy if it is vocalizing (the exception would be if the bird is learning how to talk and you want to reward its efforts). Any kind of reaction either negative or positive only teaches your pet that eventually if it screams long and hard enough it will win your attention. If there is a particular time of day you notice your bird vocalizes excessively try and preoccupy him with a new toy, a healthy treat or bath before he starts to scream.

Like most things prevention is the best tool in dealing with a problem. It is much easier to ignore 15 minutes of slightly loud bird calls than live with 50 years of intense screaming.

Haut ↑

•    •    •

Traduction française par Danielle Veyre Piazzoli

Les morsures
Les morsures sont mal comprises chez les oiseaux de compagnie. La plupart du temps, ce qu’on associe à une morsure n’est en fait pas du tout une forme d’agression. Tous les perroquets utilisent leur bec comme une troisième main, et leur langue comme un pouce. Par conséquent, il leur est naturel, souvent, d’atteindre les choses avec leur bec avant de le faire avec leurs pattes (les oiseaux utilisent aussi leur langue pour tâter). Pour un nouveau propriétaire de perroquet mal informé, cela est parfois perçu comme un geste agressif. Si la personne en question retire sa main alors que l’oiseau essaie de l’atteindre, cela peut devenir un jeu pour le perroquet. Chaque fois que l’on retire sa main, l’oiseau essaie encore plus de l’attraper, ce qui finit par aboutir à une morsure inconfortable (mais pas si terrible que ça).

Il arrive qu’une morsure soit méritée. Nous avons tous de bons et de mauvais jours, et cela n’est pas différent pour nos animaux de compagnie. Parfois, il y a des signes qui indiquent que le perroquet veut qu’on le laisse tranquille, comme, par exemple, s’il évite ou s’il ignore nos gestes. Malheureusement, la plupart des propriétaires insistent et, finalement, la seule chose qui permet à l’oiseau de faire passer le message est une solide morsure. Une fois qu’il a appris qu’il peut se faire comprendre en mordant, il se peut qu’il répète sans cesse ce comportement.

Pendant la saison des amours, certaines espèces de perroquets peuvent devenir extrêmement territoriales et afficher une forte agressivité, dans leur cage ou dans les sites de nidification choisis dans la maison. Les pupilles contractées, la queue en éventail et les plumes ébouriffées constituent des signes clairs d’avertissement des intentions de l’oiseau et, comme dans beaucoup d’autres cas, ils sont fréquemment ignorés par le propriétaire, ce qui peut aboutir à une très mauvaise morsure.

La meilleure façon d’enseigner à votre oiseau de compagnie de ne pas mordre est d’éviter les situations engendrant un risque élevé de morsure. Prenez le temps de lire le langage corporel de votre oiseau et n’insistez jamais pour le prendre s’il ne veut pas sortir de sa cage. Si vous savez qu’il y a des endroits dans la maison où votre oiseau aime se cacher, comme sous un canapé, dans une armoire ou dans un placard, rendez-les inaccessibles avant qu’il ne les considère comme des sites de nidification potentiels. Si vraiment il vous mord sans raison apparente, la meilleure réaction est de le poser doucement, de lui dire non, de lui tourner le dos et de vous en aller. N’en faites pas toute une histoire, car cela peut l’inciter à s’exciter et à recommencer.

Les cris
La vocalisation excessive est le problème le plus exaspérant et le plus courant chez les perroquets et, souvent, celui auquel on pense en premier avant d’envisager d’en faire (ou pas) l’acquisition, mais elle est presque toujours évitable. D’un point de vue biologique, la vocalisation sert plusieurs objectifs : aviser les autres oiseaux de la présence et/ou du territoire d’un individu, localiser les autres membres du groupe et communiquer avec eux, avertir de la présence de prédateurs potentiels, etc.

Les oiseaux de compagnie qui crient de façon incessante sans autre raison apparente que d’attirer l’attention des humains qui les entourent ont en fait appris ce comportement grâce au renforcement positif. Tous les oiseaux vocalisent environ 15 à 20 minutes, deux fois par jour, généralement à l’aube et au crépuscule. Cela fait partie de leur comportement naturel et ne peut être évité, mais cela peut parfois être redirigé (par exemple, des sifflements plutôt que des appels stridents). La plupart des oiseaux qui arrivent à leur nouveau foyer ont tendance à se tenir tranquilles et réservés pendant les premiers jours ou la première semaine. Les nouveaux propriétaires croient souvent que cela est la personnalité normale de leur compagnon et, lorsqu’il commence à appeler, à crier ou quoi que ce soit d’autre, ils ont tendance à lui répondre, ou à recouvrir la cage d’une couverture (un vieux truc inutile auquel les propriétaires de perroquets mal informés croient encore). Bien sûr, pendant les semaines suivantes, parler à l’oiseau ne marche plus, alors ils le font sortir de sa cage. Finalement, les cris augmentent et s’amplifient jusqu’à devenir insupportables. Des milliers de perroquets changent de propriétaire ou sont abandonnés à cause de cela.

La règle d’or pour prévenir et corriger la vocalisation excessive est de ne JAMAIS y répondre de quelque façon que ce soit. Ne regardez pas votre oiseau, ne lui parlez pas, ne lui donnez pas de gâterie ou de jouet s’il vocalise (sauf s’il est en train d’apprendre à parler et que vous voulez récompenser ses efforts). Toute réaction, qu’elle soit négative ou positive, ne fera que lui enseigner finalement que s’il crie assez longtemps et assez fort, il gagnera votre attention. Si vous pouvez identifier une heure de la journée particulièrement propice aux vocalisations de votre compagnon, donnez-lui avant cette heure un nouveau jouet, une récompense-santé ou encore un bain pour lui changer les idées.

Comme dans la plupart des cas, la prévention est le meilleur moyen pour traiter un problème. Il est beaucoup plus facile d’ignorer 15 minutes d’appels modérés que de vivre 50 ans de cris intenses.

Haut ↑

Laisser un commentaire